L’éthos prédiscursif ou l’image que vous renvoyez avant de parler

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L’importance de la crédibilité et de la cohérence pour inspirer votre auditoire

S’il vous arrive de porter une attention particulière à l’image que vous renvoyez de vous-même, que vous soignez votre posture, votre gestuelle ou bien même le cadre dans lequel vous vous exprimez, alors sans le savoir peut-être, vous travaillez votre éthos prédiscursif.

Mais cet article vous permettra d’en savoir un peu plus sur ce concept au nom barbare et vous apprendra comment maîtriser à la perfection votre ethos prédiscursif.

Originellement, la question de l’éthos prédiscursif est traitée en rhétorique et en littérature, notamment dans le domaine de l’analyse du discours littéraire. Mais rassurez-vous, aucun cours théorique de rhétorique est à l’autre du jour. L’objet de notre intérêt est votre crédibilité, votre image AVANT que vous n’ayez prononcé un seul son.

En quelques mots, l’éthos prédiscursif c’est l’image de vous-même que vous reflétez autour de vous avant de prendre la parole. Autrement dit, c’est ce que le public pense savoir de vous avant que vous ne débutiez votre discours par le biais de votre conduite, vos traits physiques, votre posture etc. Seulement, maîtrisez son ethos prédiscursif ce n’est pas uniquement faire bonne figure ou bonne impression. Cela va au-delà de ce que j’inculque lors de mes coachings pour les cadres et dirigeants…

Voici alors 3 conseils pour vous aider à gagner en crédibilité et en cohérence et à optimiser votre impact

1. Incarnez votre message

Soyez véritablement en accord avec votre message. Intégrez les valeurs de votre message. Imprégnez-vous des éléments clés de votre discours. L’auditoire doit voir un lien direct entre vos arguments, vos idées et votre personnalité, qui vous êtes, vos actions au quotidien. Par exemple, dans le cadre professionnel, vous devez être en mesure de refléter personnellement ce que vous annoncez à vos équipes. Si votre comportement et votre posture physique sont en décalage avec votre discours, vous risquez de ne pas remportez l’adhésion de vos collaborateurs.

2. Soignez le cadre, vos expressions et votre tenue.

Il est primordial de réfléchir au lieu et au cadre de votre prise de parole en public car l’atmosphère qui s’en dégage pourra sans aucun doute influer sur la réception de votre message. Choisissez un endroit où vous vous sentez à l’aise, un lieu qui reflète vos idées et vos engagements, surtout si vous êtes amené à être filmé. Je pense par exemple à une vidéo de présentation, une vidéo à destination de vos collaborateurs ou de vos clients.

Vos expressions faciales doivent également être alignés avec ce que vous allez dire par la suite. Inutile, donc, d’afficher un visage trop enfouis le sujet que vous allez aborder est grave, même pour détendre vos collaborateurs. Vous perdrez en impact.

Votre tenue et vos apparence disent tant de choses sur vous. Faites les correspondre avec votre personnalité mais surtout gardez en tête que vos habits doivent respecter les codes de votre secteur d’activité et de vos interlocuteurs.

3. Ne vous trahissez pas

Lors d’un entretien d’embauche ou d’une soutenance orale, par exemple, il n’est pas question de vous changer en quelqu’un d’autre ou d’adopter les codes et la posture qui ne vous appartiennent pas. Mais c’est aussi durant cet entretien que vous devrez vous montrer sous votre meilleur jour : ainsi ayez soin de vous présenter à votre interlocuteur de la façon la plus naturelle et neutre mais impactante pour assurez ensuite le bon déroulé de votre prise de parole. Votre interlocuteur ne doit pas avoir le moindre apriori sur vous en vous voyant. En somme, il est préférable d’estomper le plus possible les traits explicites qui « effectuent » votre présentation à votre place et vous enferment dans une case.

Profitez de votre prochaine prise de parole en public, qu’elle soit filmée ou non, pour vous entraînez au jeu de l’éthos prédiscursif. Posez-vous par exemple cette question : « En me présentant ainsi, quelle image de moi-même vais-je véhiculer ? » De cette façon, vous trouverez toujours quelque chose à améliorer, que ce soit votre posture, vos expressions ou bien votre tenue.

Décryptage de l’impact de la première minute de Nicolas S. au 20 h de Fr2 – Dimanche 21/09/14

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Décryptage :

La première minute de Nicolas Sarkozy

Invité du journal de 20 h de Fr 2 – Dimanche 21/09/14

Vu /entendu / senti Décrypté Suggéré
1ère phrase : Bonsoir, « merci de m’avoir invité » Flatté, un peu « sur joué »,  Voulant mettre le journaliste avec lui Plus sobre
Sourire Bien, important Rien de mieux
Ne se tient pas droit Pas d’assise Se redresser
Voix posée, pleine A l’aise Pas mieux
On ne voit pas ses mains A l’air manchot, Ne sait pas ce qu’il en fait Demander un cadrage moins serré ou montrer ses mains dès le départ
Regard non dirigé vers le journaliste, vers la gauche N’est pas en contact avec le journaliste, peut faire souvent référence au passé Regarder le journaliste dans les yeux
Gestes trop rapides, trop furtifs, pas pleins Effet diesel, se chauffe Echauffer ses muscles du bras avant
Mouvements parasites Rempli , de rajoute rien, brouille le message  Contrôler plus son corps
Gestes de tête Trop de mouvements Brouillent le message Tête plus droit et plus »alignée »
Bras tombant Ne « tient pas » ce qu’il dit Faire des gestes pleins et finis
Haussements des épaules Ne contrôle pas son corps Contrôler son corps en le tirant vers le haut
Garde le poing fermé Retient quelque chose Garder la main ouverte
Lèvres pincées Ne dit pas tout ce qu’il pense Libérer sa bouche
Parle en faisant des élisions, fautes de français ex : « fais l’bilan » « ne répondait pu » Populaire, ou voulant faire populaire Faire attention à son langage
Beaucoup de tics Nerveux sans vouloir le montrer Accepter les émotions et l’enjeu
Pointe souvent du doigt Signe d’attaque (pistolet) Ouvrir la main
En passant

 

RAPPEL : Invitation Café Dirigeants PROT-PARTNERS 

 

CONFIANCE ET LEADERSHIP

Comment se crée et se pérennise la confiance entre un leader et son équipe ?

 

Dans le contexte actuel de perpétuel changement, la confiance est indispensable au leader pour entreprendre et manager: confiance dans un projet/vision, confiance dans chacun des membres de l’équipe et confiance dans le groupe.

Nous souhaitons apporter un éclairage sur cette relation entre confiance et leadership dans le monde de l’entreprise:

–       Comment continuellement cultiver sa confiance de Dirigeant et la confiance des autres ?

–       Comment entretenir cette confiance dans le projet du leader ?

–       Quelles synergies entre confiance et leadership ?

 

Luc de Belloy et Sabine Jordan-Dassonville nous feront partager leur expérience et leur réflexion afin d’apporter des éclairages nouveaux sur ces questions déterminantes.

Ensuite, au cours de ce petit-déjeuner/débat, un échange aura lieu entre les participants, tous Dirigeants venant de secteurs variés. Ils partageront leurs expériences et convictions afin d’explorer de nouvelles pistes de réflexion.

                                                                                          

Le nombre de places étant limité, nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence par retour d’email à

cafe-dirigeants@prot-partners.comdès que possible.

 

Nous aurons le  plaisir de vous accueillir le jeudi 10 avril, de 8h30 à 10h00 précises, dans l’espace privatif des

 

Salons de la Maison Christofle

9, rue Royale

75008 PARIS

 

                          Luc de Belloy, Olivier Chauchet, Evelyne de Franclieu, Marina de Prémonville, Eymeric Prot, Bernard Weil

 

 

« Le Scoatching de Diri gens »

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Bonjour à vous coachs et non coachs, …..

Oyez oyez braves et diri gens

Que vous apporte ce diri , braves gens

 

Savez-vous que dans quelques contrées

Loin de ce que vous auriez pu imaginer

Certains sires de la  divine entreprise

Se font tirer le portrait pas toujours à leur guise

Par de drôles d’hommes qu’ici on nomme

Coachs en somme

Ces portraits que tirent ces petits hommes

Vous font voir en vous le grand homme

Quand la solitude tout a coup vous prends

Quand autour de vous personne ne vous en entends

Et qu’à force de crier dans votre fort intérieur

Vous ne pourriez retenir que vos pleurs

Alors le hasard fait bien les choses

et met sur votre route un baume pour l’ecchymose

Causée par quelques actionnaires sans scrupules

Qui se moquent bien de vous botter le cul

Alors, au début ca gratte

Et on ne sait pas bien de quelle patte

Ce dont on est sûr enfin

C’est d’être rapidement mis au parfum.

Papier d’Arménie ou d’ huile essentielle

C’est pour vous amener au 7 eme ciel

Le temps d’une séance est compté

Pas comme celle d’analyste

Mais comme celui qui va vos peurs dompter

Ou de vos habitudes extraire un gros kyste

Et lorsque vous pensez

A vos occupations aller vaquer

Ou plus simplement vous promener

V’là ti pas que devant vous

Cet ostrogoth vous secoue

en vous demandant avec courtoisie

Ce que vous avez trouvé de bon ici

Et que n’a t-i l pas fini sa besogne

Qu’enfin lorsque  les mots vrais résonnent

Alors penaud ou au contraire fier

Vous pouvez sortir prendre l’air

Tout en sachant bien mes compères

Qu’une ordonnance ca ne date pas d’hier

Et celle de la vôtre sur lequel  figure

Les mots qui grattent et qui ont la dent dure

Mais le sage qui est en vous, assis

Si vous ne vous domptez pas à suivre ces écrits

Celle que vous redoutez comme une prophétie

Soit vous coupe le pied soit vous anéantie

Alors il faut vous rendre à cette évidence

Que celui que l’on nomme coach en somme

Vous fait faire un pas de danse

Comme une voix enrouée à des boules de gomme

Avec votre inconscient votre allié de toujours

Pour que puisse enfin entre vous naitre l’amour

Et qu’il soit pour votre réussite

Le gardien, le guide, l’inuit

Et que pour vos futurs dames et damoiseaux

Vous fûtes moins tenté de faire le chêne que le roseau.

 

Bien sûr en tant que bonne gens diri

Vous pouvez paraitre bien surpris

Qu’on puisse faire appel  à un gueux comme Socrate

Pour corriger votre  performance incomplète d’aristocrate

1er contact : 1ère minute !

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C’est lors des trois premières minutes d’une rencontre que tout se décide !!

Trois conditions pour réussir ce premier contact : faire bonne impression durant les 3 premières secondes, puis donner envie durant les 30 premières secondes et enfin susciter de l’intérêt durant les 3 premières minutes.

 1 – Faire bonne impression  durant les 3 premières secondes

Comme l’a dit un auteur célèbre nous ne pouvons jamais faire deux fois une première impression. Selon moi, nous devons dans les 3 premières secondes donner une bonne impression. Cela peut s’apparenter à  une impression photographique. La photo est une empreinte d’une énergie lumineuse sur du papier argentique. La vision d’une personne est l’empreinte d’une silhouette, d’un visage, sur la surface émotionnelle de chacun d’entre nous. Cette impression est aussi fulgurante et fugace que le procédé photographique. Le temps de ce procédé dure quelques secondes. Pas plus de 3 secondes.

Cette impression doit, par ailleurs, agir  à 2 niveaux : vis-à-vis de l’autre qui est devant nous et également vis-à-vis de soi-même, dans le but de  construire la  confiance en soi au cours des  premières secondes. C’est cette énergie intérieure, mélange de force et de confort, qui nous permet de faire un bon départ, de tenir face à l’adversité et de capitaliser sur ces « micro succès » pour réussir une prestation ou la rendre aussi performante que remarquable.

2 – Donner envie durant les 30 premières secondes

Le mot envie porte bien son sens et sa force en lui-même, il signifie bien « en vie, donner vie aux choses. Nous devons donner envie à l’autre de continuer sa relation avec nous, quelle que soit sa nature: marchande, amoureuse, hiérarchique, esthétique… Donner envie c’est susciter quelque chose  qui va inverser le processus de « vente de soi ». Ce n’est plus moi qui vais dire : « regardez comme vous avez besoin de moi », mais l’autre qui va se dire à lui-même : «  c’est vrai que j’ai besoin de lui ».

Cette envie, selon moi, doit être suscitée en moins de 30 secondes,  sinon à l’époque du « zapping » que nous connaissons aujourd’hui, l’autre va très rapidement nous zapper. Ce zapping peut s’exprimer extérieurement, soit en détournant son regard, soit  en commençant une autre activité. Par exemple dans un cocktail, prétexter devoir écrire un sms, passer un coup de téléphone, faire signe ou parler à quelqu’un d’autre. Il peut aussi s’exprimer  intérieurement : c’est comme si votre interlocuteur avait mis en position « silence » ou « secret » la conversation que vous avez avec lui. Il ne vous écoute plus, parfois même, il ne vous entend plus, tellement il a décroché de « l’envie » de vous écouter. Il a transféré son envie de vous écouter sur autre chose, sur  un autre sujet.  Le zapping intérieur est encore pire car, on ne se rend pas compte, sauf à être très attentif, à la cohérence de son interlocuteur.

Pour donner envie, il faut, d’une part donner autre chose que des mots, d’autre part  il faut que ces mots eux-mêmes soient plein de vie, de sens. Et comment donne-t-on la vie ? : par le souffle. C’est le souffle et donc la respiration qui va donner relief et substance aux mots. Il faut donc pendant  les 30 premières secondes « respirer » ses mots. Pour respirer ses  mots, il faut faire des silences entre les  mots. C’est pourquoi, je recommande pendant ces 30 premières secondes, peu de mots, beaucoup de respiration.

3 – Susciter de l’intérêt durant les 3 premières minutes

Après avoir donné une bonne impression et l’envie d’être écouté, il faut penser à susciter de l’intérêt pour transmettre son message. Il est nécessaire de mettre en œuvre au moins 3 éléments : rester soi même, rester à son meilleur niveau et transmettre  son message.

 

Après ces 3 minutes : le « tour n’est pas joué » mais :

– Vous avez 70 à 80% de chances d’atteindre votre résultat,

– Vous devez vous taire et laisser votre interlocuteur  s’exprimer (ou réagir),

– Vous devez sentir l’inversion du processus de soi ou de l’envie donnée à autrui dont je parlais précédemment.